Premier de l'an (photo spéciale)

Premier de l'an (photo spéciale)
Oyez gentes dames ! Oyez gentilshommes !

Mon nom est Cunégonde la cordoanière, et je connais bien des histoires qui susciteront votre étonnement !

Laissez vous mener vers les costes malouines, là où la mer rugit son avidité et trompe le profane en se masquant sous un douceâtre bleu turquoise ou en l'hypnotisant de sa parure émeraude. C'est au premier jour de l'an de grâce deux mil cinq que notre chevalier s'orna de son heaume et ceignit son épée pour pourfendre la mer, imprévisible ennemie.

Au sorti de son castel, le seigneur, tout de bleu drapé, donna sa bénédiction au chevalier et lui souffla à l'oreille : « Hey Doudou ! Avant d'aller casser de l'eau, si on allait au photomaton avec la gueuse qui porte le même chapeau que Laura dans la Petite Maison dans la Prairie ? ».

- noctuelle

« Il n'y a pas meilleur chevalier, ni plus preux, ni plus généreux, plus courtois, plus gracieux. Il est bon catholique, tous les chanoines et les clercs en sont garants... »

- Anonyme, in Chanson de la Croisade

# Posted on Monday, 10 January 2005 at 2:59 PM

Edited on Tuesday, 11 January 2005 at 3:44 PM

Boulet d'informaticien

Boulet d'informaticien
Mardi 31 août 2004 - 10:24 :
Gustave : euh... tu ne partais pas a 10h?
Moi : non, en fait il y a un autre pote auquel j'ai promis de rester jusqu'à ce qu'il parte
Gustave : lol c'est compliqué tout ca
if untel connecté
then rester en ligne
else if untel 2 appelle
then....

Dimanche 24 octobre 2004 - 11h52 :
Gustave : au fait, j'te prenais bcp la tete avec des truks d'infos?

- noctuelle

# Posted on Sunday, 24 October 2004 at 6:29 AM

Edited on Sunday, 24 October 2004 at 7:41 AM

Véritable excuse

Véritable excuse
Jeudi 16 septembre 2004 - 23h13:
Yoda : T'as treize minutes de retard ! Je commençais à m'inquiéter !
Moi : C'est de la faute à l'octodon de mon frère. Il a réussi à s'enfuir de la cage et a rongé les fils de son PC, ça a même causé une panne dans toute la maison. Du coup j'ai plus Internet...
Yoda : ... Comme je sais que t'es incapable d'inventer un bobard, c'est tellement gros que ça peut être que la vérité !

Le pire de cette histoire c'est que le dègue du Chili est encore en vie. Maintenant, la cage des octodons est cadenassée. Et au cas où ils arriveraient à crocheter la serrure avec une épingle à cheveux, une planche de bois bloque l'ouverture. Par ailleurs, depuis cet incident, mon frère est moins sévère lorsque le yorkshire rôde autour de la cage... "Que le yorkshire vous emporte, maudits octodons !" entends-je penser mon frère.

- noctuelle

# Posted on Saturday, 18 September 2004 at 6:42 PM

Edited on Sunday, 19 September 2004 at 4:25 AM

Trouble obsessionnel compulsif

Trouble obsessionnel compulsif
Mardi 10 février 2004 - après 15h : Je déambulais entre les rayons de philosophie, de psychologie et d’art de vivre de la bibliothèque à la recherche d’un livre qui me livrerait les clés du bonheur, du succès et de la chance, ou d’un livre qui m’expliquerait mes angoisses, mes tristesses, et surtout qui me donnerait la recette du gâteau à croquer pour exorciser ces états d’âme... Je tirai un livre dont la tranche comportait le titre Les Ennemis intérieurs.

Voici ce qu’indique la quatrième de couverture :

Fiona passe entre cinq et six heures par jour à ranger son appartement. Norbert ne supporte pas que les tableaux soient un peu de travers ou qu’il y ait le moindre grain de poussière sur son bureau. Quant à Gabrielle, elle a tout simplement arrêté de conduire, car elle redoutait d’accrocher un piéton par mégarde.

A partir de nombreux cas cliniques, Jean Cottraux démonte les mécanismes de la pensée obsessionnelle. Pourquoi devient-on obsédé par la saleté, l’imperfection, le risque d’accident ou l’idée de faute ? Que faire quand la lutte contre ses propres pensées tourne au calvaire quotidien et paralyse la totalité de l’existence ? Comment modifier son comportement pour retrouver des activités plus créatives ? Bref, comment faire la paix avec soi-même ?


Certes, je ne passe pas des heures à faire le ménage, mais je suis une véritable maniaque de la propreté (du moins, en ce qui concerne ma chambre...). Certes, je ne suis pas perfectionniste, mais j’ai un goût très prononcé pour le travail bien fait... Je regardai la couverture représentant l'Autoportrait de Renato Guttuso... Une main crispée sur son épaule, la tête reposant dans l’autre main, la cigarette à la bouche, un regard trahissant l’agacement... Ce portrait est déprimant, c’est comme si le peintre avait voulu nous communiquer sa lassitude face à la vie... J’empruntai ce livre, par curiosité.

Le livre traite des troubles obsessionnels-compulsifs (TOC), des troubles caractérisés par des idées et des comportements répétitifs et gênants, le sujet ayant conscience du caractère anormal de ses troubles mais ne pouvant les contrôler. Après maintes et maintes pages d’historique, de présentation et d’anecdotes relatées par différents psychiatres, je découvrais quelles personnalités étaient susceptibles de présenter des TOC. Parmi elles, les personnalités paranoïaque, antisociale, borderline, histrionique ou hystérique, narcissique, évitante, dépendante, obsessive-compulsive et passive-agressive.

L’auteur ne s’est attardé que sur deux types de personnalité pathologiques car, selon lui, posant des problèmes thérapeutiques plus difficiles quand ils sont associés aux TOC. Il étudiait donc la personnalité obsessive-compulsive et schizoïde. Mon attention fut portée sur l’analyse de la personnalité obsessive-compulsive...

Les critères DSM-IV de personnalité obsessionnelle-compulsive considèrent que le sujet doit présenter constamment et depuis l’adolescence au moins cinq manifestations dans la liste suivante.

Critères de personnalité obsessionnelle-compulsive (DSM-IV) :
1. Souci exagéré du détail au dépens des buts.
2. Perfectionnisme qui entrave l’achèvement des tâches.
3. Zèle excessif au travail au détriment des loisirs et de l’amitié.
4. Scrupules et rigidité en matière de valeurs éthiques et religieuses.
5. Incapacité à se séparer d’objets usés même s’ils n’ont pas d’utilité ni de valeur sentimentale.
6. Réticence à déléguer ou à travailler en groupe. Cherche à soumettre les autres à son point de vue.
7. Avarice et thésaurisation en vue de catastrophes futures.
8. Rigidité et entêtement.


Je fronçai mes épais sourcils. Sur les huit critères, j’en présentais six !... Celso, auquel je racontai cela le lendemain de cette lecture, me tapota gentiment l'épaule en se fichant de moi... Je poursuivis ma lecture.

Le "compulsif" craint ses propres émotions et évite les pensées et les situations susceptibles de les faire naître. Sa relation avec les autres se veut conduite par la raison. Sobre, concis, précis, ordonné, méticuleux, entêté, économe, minutieux, il passe souvent pour radin ou froid.

La pédanterie est souvent apparente. Elle peut se traduire dans le style verbal plein d’onction et de retenue. Détachant ses syllabes, parlant par proverbes ou par clichés qu’il profère comme des vérités premières, le compulsif fait étalage d’un savoir inutile et fastidieux pour ses auditeurs. Ses récits sont de longs récitatifs. Il n’est pas adapté à un auditoire pressé d’arriver rapidement au fait ou aux psychiatres qui expédient leurs patients en quinze minutes. Son style écrit est correct, parfois académique, et toujours châtié. Il fera une scène à sa secrétaire pour une virgule en moins, alors que son style épistolaire mesuré et pompeux indispose ou fait rire ses correspondants.

Le compulsif a du mal à avoir une pensée mobile, à passer d’un sujet à un autre ou à effectuer des associations d’idées. Le plus souvent, il reste obstinément sur un sujet.


Je demeurai pensive. Je ne réponds pas de tous ces critères, mais j’en remplis la plupart... Il est écrit plus loin que la personne compulsive aura des difficultés à vivre en couple, à moins... à moins de trouver la complémentarité avec une personne... hystérique...

Fort heureusement, vers la fin du livre, l’auteur a eu l'intelligence de reproduire les critères du TOC selon le DSM-IV... que je ne remplis pas cette fois-ci. Evidemment, ce n'est qu'à la fin qu'on ne peut découvrir si on souffre de TOC ou non, sinon c'est pas drôle...

A l'issue de la lecture d'un tel livre, j'en suis arrivée à conclure qu'on pouvait être obsédé sans présenter de troubles, que je faisais partie de la population compulsive-obsessionnelle mais qu'après tout, c'est pas si moche puisque je ne présente pas de TOC, et que mon bonheur se trouvait dans la population hystérique... Croire ou ne pas croire, telle est la question...

- noctuelle

# Posted on Wednesday, 16 June 2004 at 8:05 AM

Film d'horreur

Film d'horreur
Mon PC était sur le bureau jaune au lieu d’être sur le bureau marron, mais le fait qu’il aie changé de place ne m’a pas choquée à outre mesure. Je m’assis et attrapai la souris de la main droite. Elle ne suivait plus mes mouvements. Je redémarrai alors ma machine. Lors du redémarrage, des vidéos type manga hentai défilaient sur mon écran. Piratage ?... Je n’en revenais pas... J’étais paniquée. Je me levai brusquement et me demandai que faire. Je sortis de ma chambre. Rien n’avait changé dehors : il n’y avait rien d’anormal dans la mezzanine, mon père était tranquillement assis devant son propre PC et ne semblait pas avoir de problèmes avec son ordinateur.

Je retournai seule dans ma chambre, me disant qu’il fallait que j’essaie de faire quelque chose seule avant de demander de l’aide. Cette fois-ci c’était une vidéo de jeu qui défilait, un jeu si sombre que j’eus de la peine à distinguer une horde de chiens mutants qui se jetaient sur un type. Je ne pouvais plus rien contrôler. Je regardai un instant la vidéo, effrayée. Je rêve... Oui, c’est ça, je dois être en train de rêver ! Je me pinçai au bras gauche. Je pensai à ma soeur qui me dit un jour que dans les rêves, quand on se pinçait, on ne ressentait rien. Je ressentis nettement la pression sur ma peau. Merde, je ne rêvais pas... Je tournai le dos à mon écran ne sachant que faire... Je fermai les yeux et essayai de respirer de mon mieux.

J’étais dans mon lit. Il faisait sombre. Le store était baissé. J’ai rêvé... J’ai rêvé. Ce n’était qu’un rêve. Et pourtant, j’ai bien eu l’Impression de ressentir une petite douleur en me pinçant. Je regardai autour de moi. J’étais bien dans mon lit. J’étais bien dans ma chambre. Mon PC n’avait pas bougé d’un pouce. Les frontières entre rêve et réalité... Je pris peur. Si un jour je ne me réveillais pas de mon sommeil, si un jour je rêvais sans m’arrêter, si un jour je m’endormais et ne me réveillais jamais sans être morte pour autant, je n’aurais pas même conscience que ce que je vis... c’est du rêve. Je ressentais encore le stress sur ma peau. J’avais la chair de poule. Je ne ris pas. Je ne souris pas. Je n’étais pas détendue. Si un jour je restais coincée dans mon sommeil, ma vie ne serait qu’une vie... rêvée. Je vivrais dans mes rêves, et ne m’en rendrais jamais compte malgré les incohérences et les non-sens.

Un jour, alors que j’étais tout près de Gédéon, je me souviens m’être dit : "Si c’est un rêve... Je voudrais ne jamais me réveiller". Cet instant-là, j’ai l’intime conviction de ne pas l’avoir imaginé, je suis persuadée qu’il s’est réellement produit. Seulement... est-il meilleur de vivre dans de beaux rêves ou dans une mauvaise réalité ?... Les deux perspectives m’effraient. Le meilleur serait encore de vivre une belle réalité, mais tout n’est pas rose... Cette expérience me conduit à la déraison. C’était samedi matin. Je fermai les yeux. Je ne me levai pas. Je paressai entre mes draps. Et si j’étais encore en train de rêver ?...

- noctuelle

Have you ever had a dream, Neo, that you were so sure was real ? What if you were unable to wake from that dream ? How would you know the difference between the dream world and the real world ?

- ...

# Posted on Saturday, 29 May 2004 at 4:33 PM

Edited on Wednesday, 25 August 2004 at 12:17 PM